Vous êtes salarié au forfait 218 jours et vous vous demandez combien de jours de RTT vous aurez en 2026 ? Vous cherchez le calcul exact pour anticiper vos congés ou vérifier les informations de votre service RH ?
Ce chiffre change chaque année en fonction du calendrier. Cet article vous présente le décompte officiel pour l’année 2026, avec la méthode de calcul détaillée et toutes les explications nécessaires pour comprendre votre temps de travail.
Calcul RTT 2026 (Forfait 218 Jours) : 9 Jours de Repos
Pour l’année 2026, un salarié en convention de forfait 218 jours bénéficie de 9 jours de RTT. Ce résultat est obtenu en déduisant du nombre total de jours de l’année les week-ends, les jours fériés tombant en semaine, les 25 jours de congés payés légaux et les 218 jours travaillés prévus au contrat.
Voici le tableau de calcul détaillé pour l’année 2026, qui n’est pas une année bissextile et compte 9 jours fériés en semaine.
| Libellé | Opération | Valeur |
|---|---|---|
| Jours dans l’année 2026 | 365 | |
| Jours de travail au forfait | – | 218 |
| Samedis et Dimanches | – | 104 |
| Jours fériés en semaine | – | 9 |
| Jours de congés payés légaux | – | 25 |
| Total jours de RTT en 2026 | = | 9 |
Qu’est-ce que le forfait jours et qui est concerné ?
Le forfait jours est un mode d’organisation du temps de travail qui ne se base pas sur un décompte en heures, mais en jours travaillés sur l’année. Le salarié au forfait jours n’est donc pas soumis à la durée légale de 35 heures par semaine.
Le critère principal pour bénéficier de ce dispositif est l’autonomie du salarié dans l’organisation de son emploi du temps. Il doit pouvoir gérer librement son planning pour accomplir les tâches qui lui sont confiées. Le cadre au forfait jours est le profil le plus courant, mais d’autres salariés peuvent être concernés.
Pour être mis en place, le forfait jours doit respecter deux conditions :
- Un accord collectif d’entreprise ou de branche doit le prévoir.
- Une convention individuelle de forfait (généralement une clause dans le contrat de travail) doit être signée par le salarié.
Les catégories de salariés éligibles sont précisément définies par l’article L3121-58 du Code du travail. Il s’agit principalement :
- Des cadres qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps et dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l’horaire collectif.
- Des salariés non-cadres dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée et qui disposent d’une autonomie réelle.
Pourquoi le nombre de RTT varie-t-il chaque année ?
Le nombre de jours de RTT pour un salarié au forfait 218 jours n’est jamais fixe d’une année sur l’autre. Cette variation dépend uniquement des aléas du calendrier. Les éléments de base du calcul, eux, ne changent pas.
Les deux constantes sont :
- Le nombre de jours travaillés fixé par votre convention de forfait (ici, 218 jours).
- Le nombre de jours de congés payés légaux (25 jours ouvrés).
Les trois variables qui font fluctuer le nombre de RTT sont :
- Le nombre total de jours dans l’année : 365 jours pour une année normale, 366 pour les années bissextiles comme 2024 ou 2028.
- Le nombre de samedis et dimanches : il est de 104 ou 105 selon les années.
- Le nombre de jours fériés tombant sur un jour ouvré (du lundi au vendredi). C’est le facteur qui change le plus.
Cas particuliers et situations spécifiques
Le calcul de base s’applique à un salarié présent toute l’année. Mais des situations particulières peuvent modifier le décompte final des jours de repos.
Arrivée ou départ en cours d’année
Si un salarié au forfait jours arrive ou quitte l’entreprise en cours d’année, le nombre de jours travaillés et le nombre de RTT sont calculés au prorata de sa présence. L’entreprise doit effectuer un calcul spécifique pour déterminer le nombre exact de jours de repos auxquels il a droit pour la période travaillée.
Le forfait jours réduit
Un accord collectif peut prévoir un forfait jours réduit, c’est-à-dire inférieur à 218 jours. Ce dispositif permet à un salarié de travailler moins de jours dans l’année, souvent pour un meilleur équilibre vie pro/vie perso. Dans ce cas, le calcul des RTT n’a plus lieu d’être, car le nombre de jours de repos est directement intégré dans le nombre de jours non travaillés prévus au contrat.
La renonciation aux jours de repos
Un salarié peut, en accord avec son employeur, renoncer à une partie de ses jours de RTT. En contrepartie, il bénéficie d’une majoration de salaire pour les jours de travail supplémentaires effectués. Cette majoration est d’au moins 10% et doit être définie par un avenant à la convention de forfait. Le nombre de jours travaillés dans l’année ne peut cependant pas dépasser un maximum fixé par l’accord collectif (généralement autour de 235 jours).
FAQ – RTT et Forfait Jours 2026
L’employeur peut-il imposer les dates des RTT ?
Oui, les modalités de prise des jours de repos sont généralement fixées par l’accord d’entreprise ou de branche. L’accord peut prévoir que certains jours sont fixés par l’employeur (les « RTT employeur ») et d’autres par le salarié (les « RTT salarié »). Il faut donc consulter l’accord applicable dans votre entreprise.
Que se passe-t-il si je ne prends pas tous mes RTT avant la fin de l’année ?
En principe, les jours de RTT doivent être pris sur l’année civile ou la période de référence définie par l’accord. S’ils ne sont pas pris, ils sont généralement perdus, sauf si l’accord collectif prévoit un report ou la possibilité de les placer sur un compte épargne-temps (CET). Le paiement des RTT non pris n’est pas automatique et dépend des règles de l’entreprise.
Un salarié à temps partiel a-t-il des RTT ?
Non, le concept de RTT est lié soit au dépassement des 35 heures hebdomadaires, soit au forfait jours. Un salarié à temps partiel, par définition, travaille moins que la durée légale. Il ne bénéficie donc pas de jours RTT.
Le nombre de RTT est-il le même dans toutes les entreprises ?
Pour un même forfait 218 jours, le calcul de base est le même partout car il dépend du calendrier. Cependant, certaines conventions de branche ou accords d’entreprise peuvent prévoir des jours de congés supplémentaires (congés d’ancienneté, par exemple). Ces jours s’ajoutent aux jours de repos et réduisent d’autant le nombre de jours travaillés ou augmentent le nombre de RTT, selon les termes de l’accord.



